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L’évolution sévère du coronavirus entraîne le développement d’un délire chez 73% des patients, et principalement chez les femmes, selon des chercheurs de la faculté de médecine de l’Université du Michigan (États-Unis). Une inflammation sévère affectant l’ensemble du corps, y compris le cerveau, peut provoquer une opacité et une déficience cognitive graves et à long terme.

Le délire est un type de trouble mental caractérisé par : la confusion, des troubles de l’attention, de la perception et de la pensée. Elle s’accompagne d’hallucinations, de délires et d’une désorientation complète dans l’espace et le temps. Le patient est incapable de mener une vie indépendante et peut être dangereux pour lui-même et pour les autres.

Des chercheurs américains ont examiné les données médicales et les histoires de cas de 148 patients admis dans un hôpital du Michigan dans un état critique avec le COVID-19 de mars à mai 2020. De plus, des entretiens téléphoniques ont été menés après la sortie des patients pour vérifier leur état mental.

Les résultats ont montré que chez les patients gravement malades en soins intensifs atteints de COVID-19, le délire était une complication courante – 73% des participants à l’étude. En plus des problèmes psychiatriques, les patients atteints de délire restaient plus longtemps à l’hôpital et en unité de soins intensifs, étaient ventilés plus longtemps et étaient plus susceptibles de nécessiter une hémodialyse.

La phase aiguë d’obscurcissement de la conscience, en moyenne, a été observée chez les patients de 4 à 17 jours. La grande majorité des patients atteints de délire étaient des femmes. Parmi les patients qui ont eu un délire pendant l’hospitalisation, 24 % ont présenté un délire pendant plusieurs mois après la sortie, 23 % avaient des troubles cognitifs similaires à la démence et 12 % ont présenté une dépression dans les 2 mois suivant la sortie.

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Les chercheurs envisagent plusieurs causes possibles de délire : des dommages neurologiques à la suite d’une invasion directe du coronavirus dans le système nerveux central, des réactions inflammatoires systémiques ou des maladies telles que l’athérosclérose et l’hypertension artérielle, entraînant un rétrécissement des vaisseaux cérébraux et une diminution du débit sanguin cérébral. Ces maladies sont souvent associées au diabète sucré, au tabagisme et aux maladies coronariennes.

Les scientifiques ont l’intention de poursuivre leurs recherches pour identifier les facteurs de risque du délire et trouver de nouvelles stratégies de prévention efficaces.



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