La guerre avec l’Iran impose son rythme à toutes les sphères de la vie israélienne. Ce mercredi, le ministère de l’Éducation a confirmé que l’enseignement restera en mode distanciel pour l’ensemble du système scolaire les jeudi 5 et vendredi 6 mars, en application des directives du Commandement du front intérieur.
La décision n’est pas une surprise. Depuis le déclenchement de l’opération Rugissement du Lion samedi matin, les établissements sont fermés physiquement. L’enseignement en présentiel avait déjà été suspendu dès le premier jour, en même temps que la fermeture de l’espace aérien et la proclamation de l’état d’urgence national. Le ministère avait présenté en début de semaine un schéma pédagogique de crise, que l’annonce de mercredi prolonge et précise.
Pour les deux derniers jours de la semaine, le ministère indique que l’accent sera mis sur un « apprentissage significatif approfondi » et sur le renforcement du lien éducatif entre les équipes enseignantes et leurs élèves. Les horaires des séances et les liens de connexion seront transmis directement aux familles par les établissements. Le ministère souligne que les enseignants sont mobilisés non seulement pour assurer la continuité pédagogique, mais aussi pour maintenir une attention particulière à l’état émotionnel des élèves — dimension que la situation rend particulièrement critique.
La question de la semaine prochaine reste ouverte. Le ministère indique se préparer à « différents scénarios en fonction des développements sécuritaires ». Si des allègements sont accordés par le Commandement du front intérieur, un retour graduel à l’enseignement physique sera envisagé. Dans le cas contraire, l’enseignement à distance se poursuivra « de manière ordonnée et structurée ». Une mise à jour sera communiquée en début de semaine prochaine.
Cette communication institutionnelle, sobre et technique, dit quelque chose d’important sur l’état du pays : les mécanismes d’adaptation sont rodés. Israël a déjà vécu des périodes de fermetures scolaires prolongées — durant la première guerre contre l’Iran en 2025, durant la guerre de Gaza, durant le Covid. Le système a appris à basculer. Les familles savent comment fonctionner. Ce n’est pas une consolation, mais c’est une réalité.
Pour les parents — nombreux à télétravailler depuis leurs abris ou à jongler avec les alertes missiles tout en aidant leurs enfants à se connecter aux cours — cette annonce représente surtout une certitude supplémentaire pour organiser les jours à venir. Dans un contexte où tout peut changer d’heure en heure, même une décision aussi ordinaire qu’un tableau horaire scolaire devient un point d’ancrage.






