Depuis plusieurs jours déjà, Israël vit un avant-goût de printemps qui ressemble presque à un début d’été. Les météorologues sont formels : la vague de chaleur entamée en milieu de semaine atteint son pic ce dimanche, avec des températures exceptionnellement élevées pour une première quinzaine de février. Dans certaines régions du pays, le mercure s’approchera des 30 degrés Celsius, un niveau inhabituel pour la saison.
Ce samedi déjà, le temps est resté très chaud et agréable sur l’ensemble du territoire. Les conditions sont idéales pour les sorties en plein air, les promenades familiales, les randonnées ou les escapades en bord de mer. Même les faibles précipitations annoncées localement dans le nord du pays ne devraient pas perturber ce climat quasi estival, tant elles resteront limitées et éparses.
Selon les prévisionnistes, un léger changement interviendra dès lundi. Les températures amorceront une baisse modérée, sans pour autant revenir à des valeurs hivernales. Elles resteront au-dessus des moyennes saisonnières pour les dix premiers jours de février, confirmant la persistance d’un temps anormalement doux pour cette période de l’année.
Mardi, aucune évolution majeure n’est attendue sur le plan thermique. En revanche, les vents devraient se renforcer dans le sud du pays, provoquant des soulèvements de poussière, phénomène fréquent lors des transitions saisonnières. Malgré cela, le temps demeurera sec et globalement stable. Les services météorologiques évoquent un temps printanier durable au moins jusqu’à la fin de la semaine prochaine.
Mais cette impression de printemps installé pourrait n’être qu’une parenthèse. Certains modèles météorologiques commencent à dessiner un scénario différent pour la seconde moitié du mois. Selon ces simulations, un retour progressif de conditions hivernales serait possible à partir du week-end prochain. Les premières baisses de température pourraient se faire sentir autour des 12 et 13 février, accompagnées d’un retour des pluies.
D’après ces mêmes modèles, ce bref épisode hivernal atteindrait son apogée autour des 19 et 20 février, avec des températures plus fraîches et des précipitations plus significatives. Les experts évoquent alors un temps pluvieux et sensiblement plus froid pour la seconde moitié du mois, ce qui marquerait un net contraste avec les conditions actuelles.
Toutefois, les spécialistes appellent à la prudence. Il ne s’agit pas encore de prévisions fermes, mais de modélisations météorologiques, par nature susceptibles d’évoluer. Certains scénarios prévoient un retour de la pluie dès mercredi prochain, tandis que d’autres repoussent cette échéance d’une dizaine de jours. Ces divergences illustrent l’instabilité des projections à moyen terme, typique des périodes de transition entre saisons.
Au-delà du simple confort climatique, ces incertitudes ont une importance cruciale pour les ressources en eau du pays. Le lac de Tibériade, principal réservoir d’eau douce d’Israël, a besoin d’un mois de février nettement plus arrosé que ce que janvier a offert. Selon les derniers relevés, il manquait encore 18,5 centimètres pour atteindre le seuil minimal requis, et 4,385 mètres pour parvenir au niveau maximal autorisé.
Un mois de février sec compliquerait la gestion hydrique à l’approche de l’été, tandis qu’un retour significatif des pluies pourrait encore rééquilibrer la situation. C’est pourquoi les météorologues suivent de près l’évolution des modèles, conscients que les prochaines semaines seront déterminantes.
En attendant, les Israéliens profitent pleinement de ce répit ensoleillé, conscients toutefois que l’hiver n’a peut-être pas dit son dernier mot. Le printemps semble bien là, mais la pluie, elle, reste attendue — et scrutée — jour après jour.






