Dans un monde où les chefs d’État sont entourés de protocoles, d’équipes de sécurité et de délégations entières, le roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn a choisi de prendre les choses en main — au sens propre. Un enregistrement diffusé depuis le cockpit royal a montré le monarque aux commandes d’un Boeing 737-800 à l’occasion d’une visite officielle au Laos — la première d’un souverain thaïlandais dans ce pays voisin depuis 32 ans. À ses côtés, dans le siège du copilote : la reine Suthida, elle-même titulaire d’une licence de pilote commercial.
Ce n’est pas la première fois que le couple royal thaïlandais apparaît dans cette configuration. En 2025 déjà, les deux avaient piloté ensemble leur appareil d’État lors d’une visite officielle au Bhoutan. Ce qui frappe dans ces images, c’est la rupture radicale avec la norme : il est pratiquement sans précédent qu’un chef d’État pilote personnellement l’avion qui le transporte lors d’une mission diplomatique officielle. La sécurité, le protocole et l’image institutionnelle s’y opposent généralement.
Le roi Vajiralongkorn a acquis son expérience de pilotage au cours de son service dans l’armée royale thaïlandaise. Au fil des années, il a été qualifié sur de nombreux types d’appareils, des chasseurs militaires aux avions de ligne civils. La reine, de son côté, n’est pas étrangère à l’aviation : avant de rejoindre l’armée puis la cour royale, elle avait travaillé comme hôtesse de l’air et détient également une licence commerciale.
La citation attribuée au roi à l’occasion de cet atterrissage à Vientiane, la capitale du Laos — selon laquelle ce voyage lui donnait l’impression de rentrer à la maison et de retrouver de vieux amis — illustre une approche du pouvoir délibérément décontractée dans sa mise en scène, même si les enjeux diplomatiques de la visite sont réels. Ce document aérien rarissime a rapidement circulé sur les réseaux, rappelant que dans le registre des curiosités royales mondiales, la Thaïlande occupe une place à part.
Source : Israel Hayom






