Dans une ville habituée aux alertes aux missiles et aux sirènes d’urgence nationale, c’est une autre forme d’urgence qui a mobilisé les secouristes dans la nuit de lundi à mardi à Beer Sheva — plus silencieuse, plus intime, mais tout aussi mortelle. Une femme d’environ 65 ans a failli perdre la vie chez elle, victime d’une réaction allergique sévère déclenchée par une poudre à lessive. Sans l’intervention rapide d’un secouriste de l’organisation Ichud Hatzala, elle n’aurait probablement pas survécu.
Des secouristes d’Ichud Hatzala ont été appelés en urgence au domicile d’une résidente de la ville d’environ 65 ans, qui avait développé une réaction allergique sévère (anaphylaxie) chez elle. Selon le compte rendu, la femme avait vraisemblablement été exposée à une poudre à lessive, ce qui avait entraîné une détérioration rapide de son état médical. israelhayom
Le secouriste arrivé sur place, Walid Al-Mahdi, a décrit les moments qui ont basculé entre la vie et la mort. Il a rapporté : « On nous a signalé une réaction allergique qui mettait sa vie en danger. Je lui ai prodigué des soins médicaux salvateurs comprenant l’utilisation immédiate d’un injecteur d’adrénaline (EpiPen). Grâce à l’intervention rapide, son état s’est stabilisé. » Après les premiers soins sur place, la femme a été transportée à l’hôpital Soroka pour des examens et un traitement complémentaires dans un état stable. israelhayom
Ce cas illustre une réalité médicale trop souvent méconnue : l’anaphylaxie — réaction allergique systémique généralisée — peut survenir de manière foudroyante, même à partir d’agents du quotidien que l’on n’associe pas instinctivement au danger. Une poudre à lessive peut déclencher, chez une personne sensibilisée, un effondrement cardiovasculaire et respiratoire en quelques minutes. Sans injection d’adrénaline, le pronostic vital peut être engagé en moins d’un quart d’heure.
C’est précisément cette fenêtre de temps qui rend le rôle des secouristes de premiers secours bénévoles comme Ichud Hatzala si déterminant. Dans une ville comme Beer Sheva, qui dispose d’une couverture médicale institutionnelle robuste grâce à l’hôpital Soroka, l’apport des unités de premiers répondants reste irremplaçable pour les premières minutes critiques — celles pendant lesquelles aucune ambulance du Magen David Adom n’aurait eu le temps de se positionner. Le secouriste a résumé cela avec une sobriété qui dit tout : l’arrivée rapide a fait pencher la balance.
Dans un contexte national marqué par la guerre et la mobilisation, ce genre de sauvetage discret rappelle que les urgences médicales civiles ne s’arrêtent pas parce que le pays est en guerre — et que les hommes et les femmes qui répondent à ces appels dans la nuit méritent d’être visibles.
(Source : Israel Hayom – https://www.israelhayom.co.il/news/local/article/20129435)






