Le 9 novembre 2026, jour du Sigd, paraîtra Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ?, le premier roman de John Lev. Au croisement de l’histoire juive, de la mémoire des Juifs d’Éthiopie et d’une quête profondément personnelle, ce récit contemporain se déroule un an après le 7 octobre, dans un Israël où tout semble un peu plus vrai.

Lèv est né en Normandie avec un cœur qui n’aurait pas dû tenir. Derrière cette naissance se cache une fragilité qui l’accompagne depuis toujours, mais qui ne résume ni son existence ni sa manière de regarder le monde.

Un an après le 7 octobre 2023, dans les couloirs de l’hôpital Shaare Zedek, à Jérusalem, il rencontre Neomi. Elle est née sur le sol d’un avion El Al, dans la soute d’un Boeing 747, entre Addis-Abeba et Tel-Aviv, pendant l’opération Salomon, le 25 mai 1991.

Deux trajectoires que tout semble opposer. Lui, avec son histoire personnelle et les questions auxquelles il cherche des réponses. Elle, avec la mémoire d’une communauté qu’elle ignore encore.

Ensemble, ils s’engagent dans une quête. Un fragment de texte ancien, des traces laissées par des personnages historiques et des correspondances inattendues les entraînent dans un voyage où l’histoire collective se mêle progressivement à leur propre histoire.

C’est le point de départ de Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ?, premier roman de John Lev, dont la parution est prévue le 9 novembre 2026.

Une quête personnelle sur fond d’histoire juive

Le récit fait dialoguer plusieurs époques : Tolède en 1140, Jérusalem en 1488, Addis-Abeba en 1991, puis Jérusalem, Paris et Madrid à l’époque contemporaine.

Lèv et Neomi croisent les traces de figures historiques, de textes anciens et d’histoires juives parfois restées méconnues.

Leur cheminement fait apparaître une idée centrale : nos histoires personnelles ne sont jamais tout à fait séparées de celles qui nous ont précédés.

Entre technologie et fragilité humaine

Derrière Lèv se dessine aussi une part de l’histoire de l’auteur. Français installé en Israël, John Lev évolue dans l’univers de la technologie, un monde qui en 2026 interroge de plus en plus notre rapport à l’humain, à la mémoire et à ce qui nous relie. Il a consacré trois années à l’écriture de ce premier roman, où la modernité côtoie neuf siècles d’histoire juive.

Il a commencé à l’écrire à l’hôpital Shaare Zedek, à Jérusalem, dans un contexte marqué par les conséquences du 7 octobre. Il raconte être parti d’un sentiment de honte. Alors que tant d’Israéliens faisaient face à des blessures, à des pertes et à des épreuves considérables, parler de sa propre maladie lui semblait presque déplacé. La fragilité individuelle paraissait soudain dérisoire face à l’ampleur des événements.

Pourtant, cette fragilité existait. Et avec elle, une question : que deviennent ceux dont les souffrances restent invisibles lorsque toute l’attention se porte ailleurs ?

C’est à partir de cette interrogation que le roman a pris forme. La fiction lui a permis d’aborder des vérités difficiles à exprimer directement, sans renoncer à leur dimension intime. Entre technologie et histoire, modernité et transmission, le livre explore aussi ce qui, au-delà des outils et des époques, demeure profondément humain.

Lèv incarne cette tension entre vulnérabilité et désir de vivre. Sa quête ne consiste pas seulement à remonter le fil de l’histoire : elle l’oblige aussi à regarder sa propre existence autrement.

L’histoire des Juifs d’Éthiopie, une mémoire à transmettre

L’histoire de Neomi ouvre une autre porte, celle des Juifs d’Éthiopie et de leur lien avec Jérusalem.

L’opération Salomon, en mai 1991, a permis à plus de 14 000 Juifs éthiopiens de rejoindre Israël en environ trente-six heures. Cet épisode spectaculaire demeure un moment majeur de l’histoire contemporaine israélienne. Mais derrière les images et les chiffres se trouvent des parcours individuels, des familles et un heroisme qui ne se résument pas à une opération aérienne.

Le roman s’intéresse à cet héritage et aux liens qui unissent les générations. Il invite à découvrir une histoire juive plurielle, façonnée par des communautés qui ont conservé leur identité dans des contextes très différents.

Le choix du 9 novembre, jour du Sigd, pour la publication du livre prend ainsi tout son sens. Cette fête, profondément liée à la tradition des Juifs d’Éthiopie et à leur aspiration à Jérusalem, fait écho à l’un des fils conducteurs du récit : la transmission d’une histoire et la recherche d’un lien avec ceux qui nous ont précédés.

Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ?

Le titre du roman est une question adressée à chacun. Qui remarque les êtres qui souffrent en silence ? Qui écoute ceux dont l’histoire n’a pas toujours trouvé sa place dans les récits dominants ? Et que reste-t-il de nous lorsque personne ne prend le temps de transmettre ce que nous avons vécu ?

À travers la quête commune de Lèv et Neomi, John Lev explore la modernité, la maladie, la mémoire, les racines et la résilience. Il fait se rencontrer une histoire intime et plusieurs siècles d’histoire juive, sans réduire l’une à l’autre.

Son ambition n’est pas de donner une réponse définitive, mais de faire entendre des voix, de rapprocher des destins et de rappeler que derrière chaque grande page de l’Histoire se trouvent des vies singulières.

Qui se soucie de la lumière qui s’éteint ? paraîtra le 9 novembre 2026, jour du Sigd, en France et en Israël, en formats broché et numérique.

Découvrir le roman : https://www.john-lev.com/

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