Ce qui devait être l’un des jours les plus heureux d’une vie a failli se transformer en tragédie absolue. Lors d’un mariage célébré au cœur d’Israël, dans un kibboutz du conseil régional de Gezer Regional Council, le marié, âgé d’environ 34 ans, a été victime d’un arrêt cardiaque soudain en pleine cérémonie. Il s’est effondré devant des dizaines d’invités médusés. Sans l’intervention immédiate et décisive d’un convive formé aux gestes de premiers secours, l’issue aurait très probablement été fatale.

Selon les informations rapportées par la presse israélienne, l’homme s’est écroulé brutalement au milieu de la fête. Des cris, un mouvement de panique, puis un silence glaçant ont envahi la salle. Très vite, un invité a compris la gravité de la situation. Il s’agissait de United Hatzalah, un volontaire de l’organisation de secours d’urgence, présent au mariage à titre privé.

Une réaction qui a fait la différence entre la vie et la mort

Le secouriste, Ben Sini, a raconté qu’il se trouvait parmi les invités lorsqu’il a aperçu une agitation inhabituelle et entendu des appels à l’aide. « J’ai vu le marié inconscient. J’ai immédiatement compris qu’il s’agissait d’un arrêt cardiaque », a-t-il expliqué. Sans perdre une seconde, il a alerté les personnes autour de lui et entamé des manœuvres de réanimation cardio-pulmonaire (RCP).

Avec l’aide d’autres secouristes présents sur place et en utilisant le défibrillateur automatique mis à disposition par la salle de réception – un détail crucial –, il a poursuivi la réanimation pendant de longues minutes. Finalement, contre toute attente, le cœur du marié s’est remis à battre.

« Par miracle, son cœur est reparti », a déclaré Sini. Le jeune homme a ensuite été évacué en urgence vers le Kaplan Medical Center à Rehovot, où il a été admis en soins intensifs, placé sous sédation et ventilation assistée. Son état est désormais qualifié de stable, bien qu’encore sérieux.

Quand la formation sauve des vies

Cet événement dramatique met en lumière une réalité essentielle mais trop souvent sous-estimée : la formation du grand public aux gestes de premiers secours sauve des vies. Un arrêt cardiaque peut survenir à tout moment, chez une personne jeune, en apparente bonne santé, sans signe précurseur. Sans intervention rapide – idéalement dans les trois à cinq minutes – les chances de survie chutent drastiquement.

Dans ce cas précis, la présence fortuite d’un secouriste formé et d’un défibrillateur accessible a permis d’éviter une catastrophe. Selon les spécialistes, chaque minute sans défibrillation réduit de 7 à 10 % les chances de survie. Ici, la chaîne de secours a fonctionné parfaitement : reconnaissance immédiate de l’arrêt cardiaque, alerte, massage cardiaque efficace et choc électrique au bon moment.

Une joie suspendue, une famille bouleversée

Pour les mariés et leurs proches, le choc émotionnel est immense. En l’espace de quelques secondes, la joie, la musique et les danses ont laissé place à la peur et à l’angoisse la plus absolue. Si la vie du marié a été sauvée, l’événement restera gravé comme un rappel brutal de la fragilité humaine.

Des témoins racontent une scène irréelle : les invités formant un cercle silencieux autour du marié, la musique coupée, la mariée en larmes, priant pendant que les secours s’acharnaient à maintenir la vie. Ce n’est qu’au moment où les secouristes ont annoncé le retour du pouls que la tension s’est légèrement relâchée.

Un message pour le public

Au-delà de l’émotion, cet épisode envoie un message clair aux autorités et au public : les défibrillateurs doivent être présents, visibles et accessibles dans tous les lieux accueillant du public, et la population doit être encouragée – voire incitée – à se former aux gestes qui sauvent.

En Israël, plusieurs organisations, dont United Hatzalah et Magen David Adom, œuvrent déjà pour équiper les espaces publics et former des volontaires. Mais cet événement montre que chaque formation supplémentaire peut faire la différence entre une vie sauvée et un drame irréversible.

Une seconde chance de vie

Pour le marié, cet arrêt cardiaque survenu le jour de son mariage marque un tournant radical. Il entame désormais un combat pour sa récupération, entouré de sa famille et de son épouse, avec la conscience aiguë qu’il a frôlé la mort – et qu’il doit sa survie à la vigilance et au courage d’un simple invité.

Ce mariage restera sans doute dans les mémoires, non seulement comme une célébration de l’amour, mais aussi comme un miracle médical, rappelant que dans les moments les plus inattendus, un geste, une formation et un défibrillateur peuvent sauver une vie.