Bonne nouvelle pour les couche-tard et les gourmands attentifs à leur budget : malgré la hausse générale des prix, il est encore possible de bien manger la nuit en Israël sans exploser son portefeuille. La scène culinaire locale démarre l’année 2026 avec une série d’initiatives particulièrement attractives, allant du late night deal imbattable à Tel-Aviv jusqu’à des menus d’hiver sophistiqués, des festivals de ramen casher et même un dîner expérimental de 14 plats dans un laboratoire de cocktails.

La star incontestée de la semaine côté rapport qualité-prix reste le late night de Maison Goldberg. Le concept, inspiré de l’esprit des anciens diners américains façon Moses, revient sous la forme d’un combo nocturne à seulement 49 shekels. À ce prix, le client reçoit un hamburger de 180 grammes ou un smash burger double du même poids, accompagné de cheddar et d’oignons caramélisés. Le tout est servi avec un accompagnement au choix – frites classiques, onion rings ou frites « smileys » – ainsi qu’un petit shot d’alcool. Le deal est proposé de 23h à 1h en semaine, et jusqu’à 2h du matin le week-end, une rareté dans le Tel-Aviv nocturne d’aujourd’hui.

Mais l’actualité culinaire ne s’arrête pas là. Le restaurant Noama, mené par le chef Moshiko Avraham, lance un nouveau menu d’hiver résolument créatif. On y trouve aussi bien un croquette de fromage artisanal à 48 shekels qu’un tartare de bœuf servi en tartelette avec parmesan et ciboulette. Les amateurs de plats réconfortants apprécieront le ramen local au bouillon de poulet riche, agrémenté de cœurs de poulet épicés et de nouilles, tandis que les plats plus élaborés – tortellini de fromages, pâtes pici au poisson effiloché ou brochette façon döner – confirment l’ambition gastronomique du lieu.

À Beer-Sheva, les fans de cuisine asiatique casher attendent avec impatience le retour du festival de ramen de Ko‑Thai. Du 5 au 15 janvier (hors samedi soir), le chef Dror Shushan proposera une collection spéciale de ramens, dont le Tantan Ramen relevé, le Hokkaido Miso Ramen, le Tori Paitan crémeux ou encore une version végane raffinée. Ce festival est devenu un rendez-vous annuel pour un public bien plus large que le seul sud du pays.

Autre lancement notable : le menu d’hiver de Café Cezar, qui met à l’honneur des produits de saison et une cuisine chaleureuse. Parmi les nouvelles assiettes figurent des carottes multicolores en crème de carotte et beurre noisette, des tortellini de fromages de brebis au beurre de sauge, une pappardelle aux champignons et au bouillon de cèpes, ou encore un filet de daurade accompagné d’un risotto au pesto et de chou-fleur rôti. Une adresse qui confirme que la gastronomie de qualité ne se limite plus au centre de Tel-Aviv.

Dans le nord, à Maghar, le restaurant Meet Us dévoile un concept hybride mêlant cuisine libanaise et italienne sous la direction du chef Maher Araida. Le nouveau menu inclut des buns focaccia à l’asado effiloché, une salade fattouche beyrouthine servie dans du pain traditionnel, un burger focaccia de 400 grammes et une poêle signature combinant kebab, chorizo et focaccia au four taboun. Une fusion audacieuse qui attire une clientèle venue de toute la Galilée.

Pour une expérience nettement plus haut de gamme, le laboratoire de cocktails 7:1 Cocktail Lab accueille le chef Yaniv Gur Aryeh pour une série de dîners baptisée « Shvil Israël ». Au programme : 14 plats inspirés de la saison hivernale et des paysages du pays, accompagnés en option d’un accord de cocktails. Le prix – 450 shekels par convive – en fait une expérience gastronomique réservée aux amateurs éclairés, mais elle illustre la vitalité et la créativité de la scène culinaire israélienne.

Enfin, le restaurant FLAME – Carlton Hotel renouvelle son concept sous le nom Modern Fire Kitchen. Avec un menu d’hiver revisité, des soirées DJ le jeudi et une ouverture désormais le samedi soir, l’adresse confirme la tendance actuelle : transformer le restaurant en véritable lieu de vie nocturne.

Entre un hamburger nocturne à moins de 50 shekels et un dîner expérimental à plusieurs centaines de shekels, l’offre culinaire israélienne démontre une chose : même la nuit, il existe des options pour tous les budgets, sans compromis sur la qualité ou la créativité.