Le Service météorologique israélien a publié mardi après-midi un bilan exceptionnel de la tempête qui a frappé Israël au cours des dernières 24 heures, soulignant qu’un tel niveau d’intensité n’avait plus été observé depuis les années 1990. Le phénomène, concentré sur une période très courte, a provoqué de nombreux dégâts, des conditions maritimes extrêmes et des crues inhabituelles dans plusieurs régions du pays.

Selon le service météorologique, l’épisode a débuté dans la nuit par des vents violents, suivis de pluies torrentielles et d’une mer particulièrement agitée. En Méditerranée orientale, des vagues atteignant jusqu’à huit mètres de hauteur ont été mesurées, un niveau qualifié d’exceptionnel. Les précipitations les plus intenses se sont produites durant la matinée, avant de s’atténuer progressivement en fin d’après-midi.

Les chiffres relevés sont particulièrement marquants à Jérusalem, qui arrive en tête des cumuls de pluie à l’échelle nationale. Selon les données officielles, 100 millimètres de pluie sont tombés en seulement 12 à 15 heures, un volume rarissime pour un laps de temps aussi court. À proximité, Tzuba a enregistré 95 millimètres, tandis que Mishmarot Yitzhak a mesuré environ 90 millimètres.

Ces précipitations exceptionnelles ont entraîné des scènes inhabituelles dans les cours d’eau. Le service météorologique souligne que les oueds Sorek et Lachish ont atteint des débits extrêmement élevés, comparables uniquement aux grandes crues observées lors des hivers 2013-2014 et 1991-1992. De tels niveaux de débit n’avaient plus été enregistrés depuis plus de trois décennies, rappelant les hivers les plus marquants de l’histoire climatique récente d’Israël.

Les experts expliquent que la singularité de cet épisode réside autant dans son intensité que dans sa concentration temporelle : une grande quantité d’eau est tombée en très peu de temps, accentuant les risques d’inondations, de débordements et de dégâts matériels. Les autorités appellent à la prudence, notamment à proximité des cours d’eau et des zones exposées aux rafales et à la houle.

Cet événement météorologique confirme la variabilité extrême des hivers en Israël et s’inscrit parmi les épisodes climatiques les plus notables depuis les années 1990, tant par ses chiffres que par ses effets sur le terrain.