Pourquoi les enfants mangent-ils souvent davantage – et avec plus d’appétit – chez leurs grands-parents ?
La question revient fréquemment dans les familles, surtout à l’approche de la Fête de la famille. Entre plaisir, transmission et petits écarts nutritionnels, le repas chez papi et mamie n’est jamais seulement une affaire de menu.
Il touche à l’émotion, aux souvenirs et parfois à des différences silencieuses entre les conceptions éducatives des parents et celles des grands-parents.
👨👩👧 L’alimentation chez les grands-parents : une expérience émotionnelle
Chez beaucoup d’enfants, manger chez les grands-parents signifie :
- sécurité
- attention
- rythme plus lent
- disponibilité affective
Le repas devient un moment enveloppant.
Ce n’est pas uniquement le goût qui change, mais le contexte : moins de stress, plus de temps, plus d’écoute.
D’un point de vue psychologique, cela stimule l’appétit.
Un enfant détendu mange plus facilement.
🍰 Quand l’amour passe par l’assiette
Les grands-parents expriment souvent leur affection par la nourriture.
Un dessert supplémentaire.
Une portion plus généreuse.
Un « prends encore un peu ».
Occasionnellement, cela n’a rien de problématique.
Mais lorsque l’alimentation devient un outil systématique pour consoler, récompenser ou apaiser, l’enfant peut associer nourriture et régulation émotionnelle.
Ce lien n’est pas nocif en soi, mais sa répétition peut influencer la perception de la faim et de la satiété.
🥦 Différences de générations et tensions silencieuses
Ces situations révèlent parfois des écarts plus profonds :
- parents soucieux de réduire le sucre
- choix végétarien ou végan
- gestion d’un surpoids
- règles strictes sur les collations
Face à cela, certains grands-parents peuvent penser :
« Un enfant a besoin de viande pour grandir »
ou
« Ce n’est qu’un petit plaisir ».
Lorsque ces divergences deviennent régulières, elles peuvent créer des tensions implicites.
📊 Ce que dit la recherche scientifique
Une revue systématique publiée en 2021 dans la revue Obesity Reviews a analysé des dizaines d’études sur le rôle des grands-parents dans l’alimentation des jeunes enfants.
Les conclusions sont nuancées :
Effets positifs :
- ambiance plus détendue
- repas partagés
- exposition à une alimentation variée
- encouragement à l’autonomie
Points de vigilance :
- portions plus grandes
- incitation à manger plus souvent
- usage émotionnel de la nourriture
La variable clé n’est pas la présence des grands-parents, mais le degré de cohérence avec les règles parentales.
🍳 Ce qui fonctionne vraiment : cuisiner ensemble
Un élément ressort particulièrement :
La cuisine partagée entre grands-parents et petits-enfants augmente :
- la curiosité alimentaire
- l’acceptation de nouveaux aliments
- la confiance autour du repas
L’enfant devient acteur plutôt que simple consommateur.
Cela transforme le repas en expérience éducative et affective.
⚖️ Quand le « petit plaisir » devient-il un problème ?
Un dessert spécial une fois par semaine n’a pas d’impact majeur.
En revanche, si les grands-parents assurent la garde quotidienne, un dialogue devient essentiel.
Les enfants savent s’adapter à des règles différentes selon les contextes — tant que celles-ci ne se contredisent pas constamment.
La clé reste la cohérence.
FAQ
### Est-il normal que les enfants mangent plus chez leurs grands-parents ?
Oui. Le contexte émotionnel positif stimule souvent l’appétit.
### Les grands-parents favorisent-ils le surpoids ?
Pas nécessairement. Cela dépend de la fréquence, des portions et de la cohérence familiale.
### Faut-il interdire les « petits plaisirs » ?
Non. La modération et la régularité sont plus importantes que l’interdiction stricte.
### Comment éviter les conflits alimentaires entre générations ?
En établissant des règles claires mais flexibles, et en élargissant les formes de « plaisir » au-delà de la nourriture.






