Pendant que les états-majors planifient des frappes sur Téhéran et que les familles se terrent dans les abris, une question très concrète agite des centaines de milliers de foyers israéliens : quand les enfants retourneront-ils à l’école ? La réponse, pour l’instant, reste suspendue à l’évolution de la menace.

Le ministre de l’Éducation Yoav Kish, interrogé sur le sujet lors d’une interview sur Radio Galei Tsahal, a indiqué être en discussions avec le commandant du front intérieur. Selon lui, la prudence s’impose pour la semaine en cours, mais si le niveau de menace diminue la semaine prochaine, un retour à l’enseignement en présentiel pourrait être envisagé positivement. srugim

Le ministère de l’Éducation a confirmé que l’enseignement à distance se poursuivra dans l’ensemble du système scolaire les jeudi 5 et vendredi 6 mars, avec un accent mis sur l’approfondissement pédagogique et le maintien du lien éducatif entre les équipes enseignantes et les élèves. srugim

Le ministère a précisé que les équipes pédagogiques sont mobilisées pour conduire ces journées d’apprentissage à distance, en maintenant l’attention et le soutien émotionnel apporté aux élèves. Les horaires des cours et les liens de connexion seront transmis directement aux parents et aux élèves par les équipes éducatives. srugim

Ce dispositif n’est pas sans rappeler les semaines qui ont suivi le 7 octobre 2023, où le système scolaire israélien avait dû s’adapter en urgence à une réalité de guerre. La différence, cette fois, est que le conflit touche directement l’Iran — un adversaire d’une tout autre envergure — et que les capacités balistiques en jeu rendent la menace potentiellement plus large géographiquement.

Les parents d’élèves, pris entre l’angoisse sécuritaire et les impératifs professionnels, naviguent à vue. Certains ont quitté les grandes villes pour rejoindre des zones moins exposées. D’autres restent, incertains, attendant le signal du retour à la normale que le ministre ne peut pas encore donner.

Pour Kish, l’équation est claire : la sécurité d’abord, l’éducation ensuite. Mais pour les 1,5 million d’enfants scolarisés en Israël, chaque journée passée loin des bancs de l’école creuse un peu plus le fossé pédagogique que la guerre impose.