Vrilles enroulé autour d' une tige, Photo: Christopher Meloche, ARS USDA - de Wikipédia

Dans un consortium international , qui inclue Israel, dont l’Université de Tel Aviv  partenaire avec le robot GrowBot qui s’intégrera dans les villes intelligentes du futur et pourra atteindre et agir dans des endroits inaccessibles aux humains.

Cette nouvelle coopération avec Israël se nomme GrowBot, un robot inspiré selon la flore et le mouvement  des plantes grimpantes, qui pourrait aller partout comme grimper sur les rochers et les bâtiments, et même sur les ruisseaux.

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Cette approche innovante peut constituer une solution révolutionnaire à l’un des défis complexes de la robotique: le passage de robot dans des conditions difficiles, sur un terrain imprévisible.

Un groupe de recherche de la Faculté des sciences de la vie de l’Université de Tel Aviv, dirigé par Mme Yasmin Meroz, participe à ce projet et le groupe est l’un des 9 partenaires d’un projet novateur interdisciplinaire et international dans le cadre du programme européen Horizon 2020 FET, qui soutient les technologies futures.

« Les robots à roues ou à jambes qui existent aujourd’hui, dont beaucoup ont été inspirés par les animaux, sont capables de se déplacer sur le sol mais ont des difficultés à surmonter les obstacles tels que les escaliers, les rochers, les fissures et les trous », explique  Dr Meroz. Un tel robot, inspiré par le mouvement de croissance des plantes grimpantes , telles que la vigne, le lierre et la clématite  peut atteindre presque n’importe quel endroit : rochers et montagne, ponts et ruisseaux, etc.  »

Ce projet novateur, financé à 7 millions d’euros, à partir de 9 laboratoires répartis dans toute l’Europe,  en Italie, en Allemagne, en Israël, en France et en Espagne, présente un large éventail de domaines : botanique, robotique, science des matériaux, informatique, mathématiques, ingénierie, énergie, etc.

« Cela peut paraître surprenant, mais les plantes ont des caractéristiques comportementales, explique-t-elle. Les plantes réagissent à leur environnement et prennent des décisions à tout moment. Mais parce que contrairement aux animaux, les plantes sont stationnaires, elles font les choses différemment. Entre autres choses, elles résolvent le problème du mouvement en grandissant dans la bonne direction: envoi de racines adaptées à la position de l’eau, ascensions et rotations dans différentes directions pour atteindre la lumière du soleil, etc. Les plantes grimpantes, dont nous avons appris dans ce projet, s’ancrent dans les bosses et les creux en montant, malgré une structure légère et mince et peuvent atteindre une longueur de 200 mètres.  »

Le robot en croissance mis au point par le consortium consistera en des matériaux innovants, se développera par réplication automatique, comme dans l’impression tridimensionnelle, et sera aussi léger et fin qu’une plante grimpante. Le laboratoire du Dr Meroz  est responsable de l’élaboration de modèles mathématiques qui seront intégrés dans l’esprit de l’usine de robot, et lui permettre de traiter les informations et formuler les bonnes décisions et une stratégie pour une croissance optimale, en fonction de la route et le terrain.

« Ce robot sera en mesure d’effectuer des tâches dans de nombreux endroits qui sont infranchissables pour l’homme, les véhicules et les robots à jambes et à roues; Il passera par des fissures étroites, grimpera sur des rochers et des murs et traversera des espaces de passage », conclut le Dr Meroz. « Il peut pénétrer dans les décombres d’immeubles, explorer le visage de Mars et des sites archéologiques et pénétrer dans des sites contaminés. Il pourrait également s’intégrer dans une ville intelligente du futur: des structures robotiques auto-construites peuvent servir de ponts et même devenir des bâtiments qui se construisent eux-mêmes … »