Photo : Efrat Kalig

Vivre en Israel et ses conflits est coutumier dans ce pays où les israéliens ont appris à vivre avec un pays toujours en alerte, ce qui pour autant ne freine pas l’envie de vivre et s’amuser mais aussi créer comme cette couturière israélienne Efrat Kalig spécialiste en tenues de soirée et de robes de mariée mais qui cette fois ci s’est tournée vers un thème plus explosif !

Efrat a décidé de s’inspirer pour sa nouvelle ligne de vetements par la peur et l’émotion de l’armée de Tsahal dans le nord du pays et la découverte des tunnels d’attaque du Hezbollah le long de la frontière.

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« Je commençais à travailler sur la collection, sur des robes noires et étincelantes, et tout d’un coup ils annonçaient un tunnel, puis un autre, et encore un autre… J’ai été prise de panique », a-t-elle déclaré au Jerusalem Post lors d’une récente interview.

Efrat Kalig a voulu malgré sa bonne situation financière à penser aux gens du nord et leurs peur et a tenu à leur rendre hommage en creant ses nouveaux vetements selon la situation dans le Nord.

« Cela m’a vraiment bouleversée, j’avais une boule dans la gorge, j’étais pétrifiée – je ne savais pas quoi faire, » dit-elle. « Je n’arrivais pas à m’en sortir. » Au lieu de cela, elle a dit : « J’ai décidé de faire de la limonade avec les citrons », et de me lancer dans une collection inspirée par mes sentiments et la situation.

« Les tunnels sont déjà devenus une monnaie linguistique dans notre lexique et font partie de la réalité israélienne, et cette réalité crée une culture qui ne peut être ignorée », a-t-elle dit. « La mode n’est pas détachée de cette réalité, et elle est influencée par les mêmes motifs culturels et par le climat de sécurité dans le pays. » a t’elle dit sur JPost.

Efrat Kalig, n’est pas une simple designer, son parcours est riche et a commencé  à Paris où elle a travaillé pendant 15 ans y compris chez Dior puis a choisi de rentrer en Israël pour y vivre et y fonder une famille.

« J’ai fait le choix de quitter l’Europe, de quitter ma maison de couture et de retourner en Israël, pour vivre ici et d’y élever mes enfants « , dit-elle. « Rien ne vaut Israël, même avec la peur et l’incertitude. »

« La nouvelle collection », a confié Efrat, « est basée sur le vert olive, la couleur des uniformes de l’armée israélienne, une teinte qu’elle n’avait jamais utilisée auparavant dans ses créations haut de gamme ».

« Je ne l’ai jamais utilisée – c’est une couleur très triste pour les tenues de soirée, » dit-elle. « Mais j’ai relevé le défi et j’en ai tiré le meilleur parti. »

« Je m’écoute toujours d’abord moi-même, dit-elle, jamais les autres bruits autour de moi… il y a toujours des critiques et bien sûr c’est un sujet sensible, mais j’ai suivi mon cœur et mes émotions ».