Le ministère israélien de l’Environnement a interdit à la Trans-Israel Oil Pipeline Company (KACAA ou EAPC) d’augmenter le débit de pétrole par l’oléoduc entre Eilat et Ashkelon. La directrice générale du ministère, Galit Cohen, a adressé une lettre au directeur général de KACAA Itsik Levy, dans laquelle elle a refusé la demande correspondante de la société, expliquant sa décision par une « menace supplémentaire injustifiée ».

« Après avoir consulté des spécialistes, y compris au sein du département maritime du ministère de l’Écologie, j’ai décidé de suivre la politique du risque zéro dans le golfe d’Eilat », indique la lettre. Le PDG a souligné que la société ne sera pas en mesure d’étendre ses activités de pompage et de stockage de pétrole dans le golfe d’Eilat au-delà de ce qui est autorisé par les licences précédentes.

Les accords existants permettent à la KACAA de recevoir jusqu’à 2 millions de tonnes de pétrole par an à Eilat, soit pas plus de 15 pétroliers par an.

Katz avait prévu de porter ce nombre à 70 dans le cadre du projet Red Med Med , dans lequel Eilat s’était transformé en un point de transbordement majeur du commerce mondial du pétrole. D’une part, il était prévu de livrer du pétrole d’Azerbaïdjan et de Russie à Ashkelon et de le pomper à Eilat pour une expédition ultérieure vers les pays d’Asie du Sud-Est. Cela raccourcirait la longue route autour de l’Afrique et contournerait les restrictions de tonnage des pétroliers du canal de Suez.

Dans le sens inverse, il était censé envoyer du pétrole des Émirats vers l’Europe.

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Malgré les énormes intérêts stratégiques et économiques associés à ce pipeline, le ministère israélien de l’Environnement tue effectivement le projet de sauver le golfe d’Eilat et le récif de corail le plus septentrional du monde, et donc la future ville d’Eilat en tant que station balnéaire.

La KACAA a récemment fait appel au conseiller juridique du gouvernement en se plaignant que le ministère de l’Environnement ne relève pas de sa compétence.

D’autre part, des organisations environnementales ont déposé des requêtes auprès de la Haute Cour de justice (BAGATS) exigeant la fermeture du gazoduc dans le cadre d’un accord avec les Emirats, car cette question n’a pas été discutée par le gouvernement israélien et aucune autorisation n’a été été reçu de celui-ci.

Le ministère des Finances, représenté par le directeur général Ram Belinkov, a averti que l’annulation de l’accord causerait de graves dommages à la KACAA et entraînerait une perte de revenus de l’État.

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Fin octobre, l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Tel-Aviv a déclaré lors d’une réunion avec la ministre de l’Environnement Tamar Sandberg que l’accord avec la KACAA est un accord entre deux sociétés commerciales qui n’affecte pas les relations entre Israël et les Émirats.