Une vidéo publiée ces derniers jours par le vlogueur de voyage indien Prateek Singh a déclenché un débat animé sur les réseaux sociaux à propos de l’état réel du tourisme en Europe. Dans cette séquence, largement partagée sur Instagram, le créateur de contenu livre un témoignage sans détour sur son récent périple à travers plusieurs grandes villes européennes, affirmant que la réalité observée sur place ne correspond plus aux images idéalisées véhiculées en ligne.
Selon Singh, qui explique avoir préparé son voyage pendant plusieurs mois et dépensé environ 35 000 shekels pour ce qu’il considérait comme un « voyage de rêve », l’expérience a été marquée par une profonde déception. Il évoque des rues surchargées, une forte densité touristique, des espaces publics qu’il juge mal entretenus, ainsi qu’un sentiment d’insécurité dans certains quartiers. Dans la vidéo, il montre des images de déchets dans les rues et de zones urbaines qu’il décrit comme chaotiques, s’interrogeant ouvertement sur le rapport entre le coût, les efforts investis et le résultat final.
Le vlogueur précise toutefois qu’il ne nie pas la beauté intrinsèque du continent. « L’Europe reste magnifique par son architecture, son histoire et son patrimoine. Cela ne lui sera jamais retiré », affirme-t-il. Mais il ajoute que voyager aujourd’hui en Europe « donne l’impression que tout est plus compliqué », en particulier pour les ressortissants de pays soumis à des procédures de visa strictes.
Singh insiste longuement sur la difficulté d’obtenir un visa Schengen en tant que citoyen indien : constitution de dossiers volumineux, relevés bancaires, attestations professionnelles, réservations d’hôtels et itinéraires détaillés. À ses yeux, ces démarches lourdes renforcent le sentiment que l’expérience finale ne justifie pas toujours les efforts consentis. « Après tout ce temps et cette énergie pour obtenir le visa, je me suis sincèrement demandé : est-ce que ça en valait la peine ? », écrit-il dans la légende accompagnant la vidéo.
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Les réactions en ligne n’ont pas tardé. De nombreux internautes ont salué sa franchise, estimant qu’il est temps de montrer une image plus réaliste du tourisme européen. Certains commentaires évoquent un « réveil nécessaire » face à une idéalisation excessive des destinations occidentales. D’autres, en revanche, ont vivement critiqué le vlogueur, l’accusant de généraliser à l’ensemble du continent des problèmes observés dans quelques villes très fréquentées. Plusieurs internautes ont rappelé que certaines régions, comme la Suisse ou des villes d’Europe centrale, offrent des niveaux de propreté et de sécurité très élevés.
Le débat s’est également élargi à la concurrence touristique mondiale. Singh avance que des pays asiatiques comme le Japon, la Corée du Sud ou la Chine proposent aujourd’hui des expériences perçues comme plus organisées, plus propres et parfois plus accessibles, remettant en question la position dominante de l’Europe comme destination touristique numéro un. Selon lui, les attentes des voyageurs évoluent, et les standards aussi.
Face aux critiques l’invitant à se concentrer d’abord sur les problèmes de son propre pays, Singh a répondu dans une seconde vidéo : il rappelle qu’il s’agit de son cinquième voyage en Europe en dix ans et que, selon lui, certains dysfonctionnements deviennent plus visibles à chaque visite. « Aimer un pays ne signifie pas nier ses défauts. C’est vrai pour l’Inde, et c’est aussi vrai pour l’Europe », conclut-il.






