À l’approche de la saison printanière 2026, les voyageurs israéliens vont devoir recalculer le coût réel de leurs billets d’avion. La compagnie aérienne Israir a annoncé une hausse généralisée des prix sur la majorité de ses services annexes : bagages, trolley, choix des sièges et même l’option très utilisée de protection en cas d’annulation. Ces nouveaux tarifs s’appliqueront à toute réservation effectuée à partir du 1er mars 2026.

Il s’agit de la deuxième augmentation en moins d’un an, un signal clair de la stratégie actuelle des compagnies aériennes : maintenir des prix d’appel attractifs pour les billets de base, tout en compensant par une monétisation accrue des services optionnels. Une tendance mondiale, mais qui pèse particulièrement sur le consommateur israélien, déjà confronté à un coût de la vie élevé et à une offre aérienne encore partiellement restreinte.

Bagages : la facture s’alourdit rapidement

Côté bagages, la hausse est quasi systématique. Le petit sac personnel (placé sous le siège) reste gratuit, mais dès qu’il s’agit d’un trolley ou d’un sac cabine volumineux, les prix grimpent. En réservation anticipée sur le site de la compagnie, le tarif passe de 25 à 30 dollars par trajet. Pour les voyageurs qui ajoutent ce service directement à l’aéroport, le coût atteint désormais 40 dollars.

La première valise en soute jusqu’à 23 kg, pourtant considérée par beaucoup comme un service de base, coûtera 60 dollars par trajet en achat anticipé. En revanche, ceux qui se présentent au comptoir de l’aéroport sans avoir réservé leur bagage à l’avance devront débourser 100 dollars. Les valises supplémentaires et les excédents de poids subissent eux aussi des augmentations significatives, parfois de plusieurs dizaines de dollars.

Pour une famille ou un couple voyageant avec deux valises aller-retour, la note peut ainsi dépasser rapidement plusieurs centaines de dollars, indépendamment du prix du billet.

Choix du siège : le confort devient un luxe

La sélection des sièges n’échappe pas à la hausse. Un siège standard, à partir de la rangée 7, passe de 18 à 20 dollars par personne et par trajet. Mais la hausse la plus marquante concerne les rangées avant (2 à 6), très prisées pour un débarquement plus rapide : le tarif bondit de 18 à 30 dollars, soit une augmentation de plus de 60 %.

Les sièges préférentiels, notamment près des issues de secours ou en première rangée, atteignent désormais 60 dollars, contre 55 auparavant. Seuls les sièges premium, facturés 120 dollars, restent stables — un choix clairement assumé pour cibler une clientèle prête à payer pour davantage d’espace et de confort.

Annulation : même la tranquillité d’esprit coûte plus cher

L’option dite de « protection annulation », qui permet de renoncer au vol sans justification jusqu’à une semaine avant le départ, voit également son prix augmenter. Elle passe de 35 à 40 dollars par passager. Une hausse modérée en apparence, mais qui s’ajoute à une accumulation de frais annexes de plus en plus lourds.

Cette protection, très populaire en Israël en raison de l’incertitude sécuritaire et des changements fréquents de plans, devient ainsi un coût quasi incontournable, mais de moins en moins accessible.

Acheter tôt ou payer cher

Les spécialistes du secteur sont unanimes : réserver à l’avance sur le site de la compagnie reste la seule manière de limiter les dégâts. L’écart entre un service acheté en ligne et le même service réglé à Aéroport Ben Gourion est désormais considérable, parfois du simple au double.

Israir justifie ces ajustements par l’augmentation des coûts opérationnels, du carburant à la maintenance, en passant par les assurances et la logistique. Mais pour le consommateur, le constat est clair : le prix affiché du billet ne reflète plus la réalité du coût du voyage.

Une tendance lourde dans l’aviation

Ce modèle économique, déjà bien installé chez les compagnies low-cost européennes, s’impose désormais aussi chez les transporteurs régionaux. Chaque service devient optionnel, chaque confort monnayable. Résultat : le voyageur doit calculer son budget ligne par ligne, sous peine de mauvaises surprises au moment du paiement final.

À l’approche de 2026, partir en vacances nécessitera donc plus que jamais anticipation, comparaison et stratégie, car le billet « bon marché » peut rapidement se transformer en un voyage nettement plus onéreux que prévu.