Il a volé au-dessus de l’Irak et de l’Afghanistan. Il sait ce que c’est de pénétrer en territoire ennemi aux commandes d’un chasseur, loin de toute base amie, dans un espace aérien hostile. Et c’est précisément parce qu’il sait tout cela qu’il mesure mieux que quiconque ce que font les pilotes de la Force aérienne israélienne au-dessus de l’Iran.
Dans une interview accordée à un podcast militaire américain, ce pilote américain retraité de F-16 n’a pas mâché ses mots.
Ce qu’il a dit
« Je sais ce que c’est de voler des milliers de kilomètres en territoire ennemi. Je l’ai fait. Mais ce que font les pilotes de la Force aérienne israélienne en Iran ? C’est un niveau complètement différent. »
Il détaille, point par point, ce qui le frappe : « Ils volent le double de la distance que nous avons parcourue. Ils ravitaillent en vol. Ils pénètrent dans des espaces protégés par des systèmes de défense aérienne. Ils effectuent des frappes chirurgicales. Et ils rentrent à la maison. Chaque nuit. À nouveau. Ce n’est pas normal. C’est surhumain. »
Zéro défaillance
Mais c’est sa réponse à la question « qu’est-ce qui vous a le plus surpris ? » qui retient l’attention.
« Zéro défaillance. Dans un programme d’entraînement, on s’attend à des défaillances. En temps de guerre, on est certain qu’il y en aura. Et avec eux ? Zéro. Cela ne signifie pas que leur préparation était bonne. Cela signifie qu’elle était parfaite. »
Ce que ce témoignage dit
Un pilote américain expérimenté n’est pas impressionnable. Il a vu des opérations complexes, il connaît les standards de l’US Air Force, il a lui-même accompli des missions que peu d’hommes ont réalisées. Quand un tel homme regarde ce qui se passe dans le ciel au-dessus de l’Iran depuis plusieurs semaines et dit que c’est « surhumain » — ce mot n’est pas une métaphore. C’est une évaluation professionnelle.
Les nuits se suivent au-dessus de l’Iran. Les pilotes israéliens décollent, ravitaillent dans l’obscurité, frappent avec précision et rentrent. Encore et encore. Sans que personne ne les voit, sans interview, sans visage. Juste le résultat, chaque matin, dans les communiqués de Tsahal.






