Le shekel se renforce face au dollar et à l’euro, porté par la baisse des prix du pétrole et l’espoir d’une avancée dans les contacts entre les États-Unis et l’Iran. Sur les marchés, on estime qu’un apaisement supplémentaire pourrait continuer à soutenir la monnaie israélienne, tout en avertissant que la volatilité devrait rester élevée.

Selon les analystes, toute avancée diplomatique pourrait réduire la demande pour le dollar, considéré comme une monnaie refuge en période d’incertitude. Cela dit, les prix de l’énergie et les taux d’intérêt élevés sur le marché américain continuent de limiter les hausses sur les marchés.

Une séance mitigée à la Bourse de Tel-Aviv

Les échanges à la Bourse de Tel-Aviv se sont clôturés hier sur une tendance mitigée. L’indice TA-35 a reculé de 0,11 %, tandis que l’indice TA-90 a progressé de 0,35 % et l’indice des banques de 0,07 %. Aux États-Unis, de légères baisses ont été enregistrées : l’indice S&P 500 a reculé de 0,20 % et le Nasdaq de 0,10 %. En Europe, des hausses modérées d’environ 0,30 % sont observées ce matin.

« La question centrale reste le niveau de risque attribué à Israël »

« Sur le plan du shekel, l’orientation à court terme sera déterminée avant tout par l’évolution du niveau de risque que les investisseurs attribuent à Israël », a précisé un analyste cité par Maariv. « Plus l’accalmie se confirmera, plus le shekel pourra encore se renforcer, mais la volatilité devrait rester élevée. » Selon lui, en l’absence de données macroéconomiques majeures aux États-Unis, les investisseurs se concentreront aujourd’hui sur la saison des résultats du deuxième trimestre actuellement en cours, sur les données du marché de l’emploi et sur l’évolution des rendements obligataires. Pour le shekel, cependant, le facteur central demeurera l’évolution des relations entre les États-Unis et l’Iran, et leur impact sur les prix du pétrole et sur le niveau de risque associé à Israël.

Un contexte régional toujours instable

Cette évolution intervient après plusieurs semaines de fortes tensions sur les marchés israéliens, liées à l’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran. Ces derniers jours, le dollar avait grimpé jusqu’à environ 3,03 shekels, porté par la reprise des frappes américaines contre des cibles iraniennes après que l’Iran eut restreint la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz et tiré des missiles vers des navires y transitant. Cette dégradation sécuritaire avait alors fait bondir les prix du pétrole brut, avec une hausse de plus de 8 % en deux jours pour le baril de Brent, portée par l’inquiétude des marchés financiers face au retour d’une véritable prime de risque de guerre sur les actifs financiers.

Depuis, une désescalade progressive a permis un léger repli du dollar, revenu autour de 3,03 shekels après une nouvelle nuit de frappes américaines, tandis que les analystes soulignent que l’effet indirect le plus significatif de ces variations du prix du pétrole reste son influence sur l’inflation et sur les taux d’intérêt à l’échelle mondiale.

Pour prolonger ce sujet, deux articles déjà publiés sur infos-israel.news reviennent sur les évolutions récentes du taux de change shekel-dollar :

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