Israël a conservé sa place dans le classement des passeports les plus puissants au monde établi par le cabinet de conseil « Henley & Partners », se positionnant à la 18ᵉ place. C’est ce qui ressort de la publication du classement semestriel de cette société, spécialisée dans les questions d’immigration et l’obtention de nationalités étrangères, ainsi que dans le conseil aux gouvernements sur la manière de bâtir des programmes destinés à encourager l’immigration de millionnaires. Selon ce rapport, basé sur les données de l’Association du transport aérien international (IATA), les citoyens israéliens peuvent entrer sans visa préalable — ou grâce à des accords d’entrée sans visa ou avec visa délivré à l’arrivée — dans 166 pays à travers le monde.

Les citoyens de Singapour, qui occupe la première place, peuvent quant à eux entrer dans 192 pays. À la deuxième place de ce classement, désormais publié de manière semestrielle, se trouvent conjointement le Japon, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis, avec une possibilité d’entrée libre dans 188 pays. Le pays du Golfe a œuvré durant la dernière décennie à la conclusion d’accords réciproques d’entrée libre, et au cours de l’année écoulée, les détenteurs de son passeport ont obtenu un accès libre à cinq pays supplémentaires. Cet État a grimpé de dizaines de places dans le classement des passeports en l’espace d’une décennie, et son gouvernement bénéficie des conseils de cette même société.

Israël, une « exception » dans le paysage mondial

Les rédacteurs du rapport de la société soulignent qu’Israël constitue une « exception » dans le paysage mondial, car il figure d’un côté parmi les cinq pays « les moins paisibles au monde », mais que, de l’autre côté, le passeport israélien fait partie des 20 passeports les plus puissants au monde. Selon les auteurs du rapport, cela s’explique par les alliances stratégiques d’Israël, son capital diplomatique ainsi que la confiance internationale dont il bénéficie. Le statut des États-Unis, quant à lui, s’est dégradé dans ce classement ces dernières années, et le pays se retrouve désormais à la seulement dixième place.

Les rédacteurs du rapport notent également que la tendance à l’entrée libre s’est renforcée au fil des dernières décennies. « Au cours des 20 dernières années, la liberté de circulation mondiale s’est considérablement élargie », est-il écrit. « En 2006, les passeports les plus puissants, détenus par les citoyens des États-Unis, du Danemark et de la Finlande, offraient un accès sans visa à 130 destinations. Aujourd’hui, Singapour se trouve en tête de l’indice avec un accès à 192 destinations. »

Le déclin américain et britannique, la percée des Émirats

Ce déclin américain s’inscrit dans une tendance plus large : les États-Unis et le Royaume-Uni, qui se partageaient la première place du classement en 2014, ont enregistré ces derniers mois les pertes annuelles les plus marquées en matière d’accès sans visa, les États-Unis ayant perdu sept destinations et la Grande-Bretagne huit. Les États-Unis ont ainsi connu leur troisième plus forte chute de classement en vingt ans, après le Venezuela et Vanuatu, reculant de six places, de la quatrième à la dixième position. Le Royaume-Uni, de son côté, se classe au quatrième rang des reculs cumulés les plus importants, glissant de la troisième place en 2006 à la septième place en 2026.

À l’inverse, les Émirats arabes unis affichent la plus forte progression enregistrée dans l’indice Henley au cours des vingt dernières années. Les pays des Balkans occidentaux et d’Europe de l’Est ont eux aussi enregistré des gains significatifs sur la même période : l’Albanie a grimpé de 36 places pour atteindre la 43ᵉ position, l’Ukraine a progressé de 34 places pour se hisser à la 30ᵉ place, suivie par la Serbie (30ᵉ place), la Macédoine du Nord et la Bosnie-Herzégovine, ainsi que la Géorgie.

Le pays le moins bien classé

À l’autre extrémité du classement, à la 101ᵉ et dernière place, se trouve l’Afghanistan, dont le passeport ne permet l’entrée que dans 24 pays seulement. Juste au-dessus figure la Syrie, avec un accès à 26 pays.

Pour prolonger ce sujet, deux articles déjà publiés sur infos-israel.news reviennent sur la position stratégique d’Israël sur la scène internationale :

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