Le suspense est levé. Le diffuseur public israélien Kan 11 a révélé le nom de la chanson qui représentera Israël à l’Eurovision 2026 : « Michelle ». Le titre sera interprété par Noam Betan, vainqueur de l’émission de sélection nationale « HaKokhav HaBa ».
La chanson sera interprétée en trois langues : hébreu, anglais et français, un choix stratégique qui traduit une volonté d’ouverture internationale et d’impact émotionnel élargi. La première performance officielle sera diffusée le 5 mars lors d’une émission spéciale sur Kan 11, Kan Gimel, Kan BOX et les plateformes numériques du diffuseur.
Une équipe créative expérimentée
« Michelle » a été écrite par Tzlil Klipi et Nadav (Nabi) Aharoni, en collaboration avec Yuval Raphael, représentante israélienne lors de l’édition 2025. La composition musicale est signée Aharoni et Klipi, tandis qu’Aharoni assure également l’arrangement et la production.
Selon les premières informations, le morceau marquerait un virage stylistique par rapport aux deux dernières participations israéliennes. Si Israël avait récemment misé sur des productions puissantes à forte charge dramatique, « Michelle » proposerait un son plus rythmé et international, pensé pour séduire à la fois le jury professionnel et le vote du public.
Feu vert de l’Union européenne de radiodiffusion
Conformément au règlement, le titre a été soumis à validation par l’European Broadcasting Union, qui organise le concours. L’approbation officielle ouvre la voie à la participation d’Israël à l’édition 2026, qui se tiendra cette année en Autriche.
L’Eurovision reste une arène à haute intensité médiatique pour Israël, où la performance artistique est indissociable d’un contexte diplomatique souvent sensible. Le choix du multilinguisme peut être interprété comme un message culturel d’ouverture et de dialogue.
Israël en recul dans les paris
Sur le plan compétitif, Israël occupait récemment la tête des classements de bookmakers avant la révélation de la majorité des titres européens. Depuis, le pays est redescendu à la cinquième place dans les prévisions.
La Finlande domine actuellement les estimations, bien que son représentant définitif doive encore être confirmé. La Grèce suit avec le titre « Ferto », interprété par Akilas, qui rappelle certains succès récents du concours. Le Danemark et la Suède complètent le peloton de tête, ces deux pays disposant d’un historique solide et d’une forte capacité à mobiliser le vote international.
L’évolution des cotes reste toutefois très volatile. L’impact réel d’« Michelle » ne pourra être évalué qu’après la première performance complète et la réaction du public européen.
Un enjeu artistique et symbolique
Pour Noam Betan, la pression est double. Il devra convaincre sur le plan vocal et scénique, tout en portant l’image d’Israël dans un contexte international complexe. Le concours est devenu ces dernières années un terrain d’expression identitaire autant qu’un spectacle musical.
Le choix d’un titre francophone partiel est particulièrement notable. Peu de chansons israéliennes ont intégré le français dans leur version officielle. Cette orientation pourrait viser certains marchés européens spécifiques ou créer un contraste esthétique marquant sur scène.
L’équipe artistique devra désormais transformer la chanson en performance mémorable : mise en scène, direction artistique, visuels et narration scénique joueront un rôle déterminant.
Une attente stratégique
L’Eurovision 2026 s’annonce particulièrement compétitif. Les tendances actuelles favorisent des productions hybrides mêlant identité nationale et format pop global. Israël, fort de ses précédentes victoires et de performances remarquées, reste considéré comme un candidat sérieux.
La révélation du 5 mars constituera un premier test. Si « Michelle » parvient à créer une connexion immédiate avec le public, Israël pourrait rapidement regagner des positions dans les classements prévisionnels.
En attendant, le pays entre officiellement dans la phase active de sa campagne eurovisionnaire. La scène autrichienne décidera si « Michelle » deviendra un simple titre de participation… ou un nouveau chapitre marquant de l’histoire musicale israélienne.






