Ce qui devait être un moment intime et festif s’est transformé en véritable succès économique. La chanson « Bridezilla », révélée lors du mariage de la chanteuse israélienne Noa Kirel, est en passe de devenir l’un des coups marketing les plus rentables de la fin de l’année dans l’industrie musicale et publicitaire israélienne. Selon des sources proches du dossier, le titre a été vendu à la société de télévision yes pour un montant estimé à environ 300 000 shekels.
La chanson, créée spécialement pour le mariage très médiatisé de Noa Kirel avec le footballeur Daniel Peretz, n’était au départ qu’un clin d’œil personnel, interprété devant les invités lors de la cérémonie. Mais en quelques jours, « Bridezilla » a quitté la sphère privée pour devenir un phénomène national. Le morceau s’est hissé en tête des classements musicaux israéliens, a envahi TikTok, Spotify et YouTube, et s’est imposé comme l’un des titres les plus viraux de l’hiver.
Ce succès fulgurant n’a pas échappé aux annonceurs. La société yes, dont Noa Kirel est déjà l’une des figures publicitaires emblématiques, a été la première à conclure un accord officiel pour l’utilisation du titre dans une campagne commerciale à venir. L’accord porte sur les droits d’exploitation du morceau dans le cadre d’un futur spot publicitaire, dont la diffusion est prévue dans les prochaines semaines.
Fait notable, cette transaction est particulièrement avantageuse pour l’artiste. Contrairement à de nombreux hits commerciaux, « Bridezilla » n’est pas seulement interprétée par Noa Kirel : elle en est également coautrice, aux côtés des créateurs Tzlil Klipi et Nadav Aharoni. Cela signifie que les revenus générés par la vente des droits ne passent pas uniquement par une maison de disques ou des intermédiaires, mais reviennent directement aux créateurs. Les bénéfices seront ainsi répartis entre Kirel et ses deux partenaires artistiques.
Selon plusieurs sources de l’industrie, yes n’était pas la seule entreprise intéressée par le titre. D’autres sociétés auraient manifesté leur volonté d’acquérir les droits d’utilisation de la chanson, ce qui laisse entrevoir la possibilité de contrats supplémentaires à l’avenir. « Bridezilla » pourrait ainsi continuer à générer des revenus bien au-delà de cette première transaction.
Au-delà de l’aspect financier, l’histoire de ce morceau illustre parfaitement la transformation actuelle de la musique populaire. Une chanson née dans un cadre personnel, sans stratégie commerciale initiale, peut aujourd’hui devenir un produit marketing de grande valeur en l’espace de quelques jours grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes de streaming. Dans le cas de Noa Kirel, cette dynamique est amplifiée par son statut de superstar, son image très travaillée et son lien étroit avec de grandes marques.
Pour l’artiste, ce succès renforce encore sa position unique sur la scène israélienne : celle d’une chanteuse capable de transformer chaque événement de sa vie publique en opportunité artistique et économique. Son mariage, largement couvert par les médias, a ainsi servi de tremplin à un titre qui combine habilement humour, autodérision et efficacité pop.
Du côté de yes, l’acquisition de « Bridezilla » s’inscrit dans une stratégie claire : s’associer à des contenus populaires, identifiables et immédiatement reconnaissables par le grand public. En misant sur une chanson déjà ancrée dans l’imaginaire collectif, la société s’assure un fort impact émotionnel et une visibilité accrue.
En définitive, cette affaire démontre qu’à l’ère du marketing culturel, un mariage peut devenir un lancement de produit, une chanson privée peut se transformer en hit national, et une célébration personnelle peut rapporter des centaines de milliers de shekels. Pour Noa Kirel, « Bridezilla » n’est pas seulement la bande-son de son union : c’est aussi la preuve éclatante que sa marque personnelle n’a jamais été aussi rentable.






