Au cœur de la Galilée supérieure, dans le cadre verdoyant du Kibboutz Ayelet HaShahar, la chaîne Isrotel poursuit son développement dans le nord d’Israël avec l’ouverture récente de l’hôtel Ayala. Dans une région qui peine encore à retrouver une véritable normalité après des mois difficiles, cet établissement incarne un pari assumé : investir dans le tourisme de qualité, ancré dans la nature et pensé pour le public הישראלי, à un moment où les visiteurs étrangers restent rares.

La Haute Galilée n’a pas encore complètement retrouvé son souffle. De nombreux habitants n’ont pas regagné leurs foyers, et certains craignent même un nouvel exode à l’approche de l’été. Le secteur hôtelier, lui aussi, avance prudemment : si les taux d’occupation progressent, surtout le week-end, la concurrence pour séduire le public local est intense. Malgré cela, l’ensemble des hôtels de la région ont repris une activité complète, et Isrotel a choisi de renforcer sa présence dans le nord, dans une démarche à la fois tactique et stratégique.

L’hôtel Ayala illustre parfaitement cette vision. Anciennement orienté vers l’hébergement rural, il a été entièrement rénové par un entrepreneur privé avant d’être repris, il y a moins d’un an, par Isrotel pour la gestion et l’exploitation. Des ajustements esthétiques et fonctionnels ont été réalisés afin d’aligner l’établissement sur l’identité visuelle et les standards élevés de la chaîne. Selon son directeur général, ces adaptations seront pleinement achevées d’ici l’été, et représentent un investissement significatif, bénéfique non seulement pour l’hôtel, mais aussi pour l’économie locale du nord.

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Isrotel bénéficie d’une solide cote de popularité auprès des Israéliens. Malgré des tarifs souvent plus élevés que la moyenne, la clientèle reste fidèle, attirée par la qualité du service, le niveau de confort, les installations et la dimension culinaire. Ayala rejoint la Collection Isrotel, synonyme d’un positionnement haut de gamme accessible à une large diversité de publics : couples, familles, groupes et entreprises. L’hôtel demeure volontairement à taille humaine, avec 147 chambres, des espaces extérieurs soignés et des zones communes pensées pour être à la fois conviviales et fonctionnelles.

Dès l’entrée, l’immersion est totale. Le site est littéralement enveloppé de verdure. Les jardins s’appuient sur les arbres anciens du kibboutz, créant un paysage généreux où les bâtiments semblent se fondre dans des dizaines de nuances de vert. Après la guerre, près de 300 000 shekels ont été investis dans la réhabilitation de la végétation, un effort visible et particulièrement appréciable.

Le complexe se divise en trois zones principales. Le bâtiment central accueille la réception, plusieurs salles pour événements et conférences, la salle à manger principale, un vaste lobby et le restaurant lacté Telma, ouvert également aux visiteurs extérieurs. Le design est moderne, chaleureux, mêlant bois, teintes douces et mobilier confortable. À l’avant, une grande terrasse avec de nombreux espaces assis et un bar — animé par un barista le matin — invite à savourer un café face au paysage.

Les hébergements sont répartis sur trois rangées de bâtiments de deux étages. La plus au nord offre une vue spectaculaire sur les paysages galiléens, les monts Naftali, le plateau du Golan et, par temps clair, le mont Hermon. Sept catégories de chambres sont proposées, du standard aux suites, toutes partageant une esthétique cohérente : tons neutres, mobilier épuré, lits confortables et salles de bains spacieuses aux couleurs naturelles. L’approche environnementale se traduit par l’utilisation de distributeurs de produits réutilisables dans les douches et une attention particulière aux détails.

Pour les familles, les canapés-lits et les chambres communicantes facilitent le séjour. Certaines chambres disposent de terrasses privées avec jacuzzi extérieur, tandis que celles du rez-de-chaussée offrent des coins salon extérieurs. Bien que les bâtiments ne soient pas équipés d’ascenseurs, sept chambres sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Un espace enfants original, sous forme de tente de type yourte, ainsi qu’un coin feu de camp, complètent l’offre.

Le troisième espace regroupe la piscine et le spa ESPRIT, achevé lors de l’entrée d’Isrotel. La piscine extérieure, chauffée en hiver à environ 29°C, fait face au paysage. Le spa comprend une salle de sport, une piscine intérieure chauffée, un jacuzzi, un hammam, des saunas secs séparés et neuf salles de soins. L’accès au spa est payant, sauf pour les clients réservant un traitement.

Côté gastronomie, l’hôtel propose une offre variée : salle à manger principale avec buffet généreux, restaurant lacté et snack-bar carné près de la piscine. Des forfaits « journée bien-être » sont également proposés aux visiteurs extérieurs, combinant repas, spa et soins.

Enfin, l’expérience est enrichie par un programme d’activités : visites du kibboutz, ateliers pour enfants, balades nocturnes à la lanterne, yoga matinal et concerts intimistes en soirée. Début février, l’hôtel accueillera même un festival musical en collaboration avec la Symphonette de Raanana.

Dans une période où le nord d’Israël cherche à se relever, l’hôtel Ayala offre bien plus qu’un simple séjour : une parenthèse de nature, de calme et de qualité, à l’atmosphère presque européenne, au cœur de la Galilée.